Un clou gamma maintient une fracture de l’extrémité supérieure du fémur. Ce n’est pas une prothèse de hanche. Les gestes à éviter sont ceux que le chirurgien et le kinésithérapeute ont donnés pour cette opération, pas une liste unique valable pour toutes les hanches opérées.
Clou et prothèse ne se confondent pas
Après une fracture de hanche, l’opération n’est pas toujours la même. Le National Health Service, service de santé du Royaume-Uni, décrit trois possibilités selon l’âge et le type de cassure : remettre les fragments en place avec des vis, des clous, des tiges ou des plaques ; remplacer une partie de l’articulation par une pièce artificielle ; ou remplacer toute l’articulation.[2]
Le clou gamma appartient à la première de ces possibilités. Le matériel tient l’os fracturé. Il ne remplace pas l’articulation. L’Assurance Maladie distingue la rééducation après une arthroplastie de hanche et celle après une ostéosynthèse.[1] Reprendre les consignes d’une prothèse pour un clou, ou l’inverse, mélange deux opérations.
Pas de liste de mouvements valable pour tout le monde
Après une arthroplastie, la rééducation vise la mobilité, l’équilibre et l’autonomie. Le kinésithérapeute explique alors les gestes à ne pas faire et les exercices à réaliser chez soi, entre les séances.[1] Ces gestes dépendent de l’opération. Ils ne forment pas un règlement identique pour chaque personne.
Après une ostéosynthèse, c’est le chirurgien qui fixe les délais pour commencer la rééducation.[1] L’appui autorisé, les cannes et le moment de les lâcher font partie de ces consignes personnelles. Une page générale ne remplace pas le compte-rendu remis à la sortie.
Si une feuille interdit de croiser les jambes, de plier fortement la hanche ou de tourner le pied vers l’intérieur, gardez-la et demandez à l’équipe si elle concerne votre clou. Ne l’abandonnez pas seul. N’en adoptez pas une autre lue ailleurs.
Marche et rééducation
Les soins visent notamment à calmer la douleur, à prendre en charge les maladies associées et à permettre la reprise de la marche.[1] Peu après l’opération, la kinésithérapie aide à se remettre debout et à bouger. À la sortie, des exercices sont donnés pour la maison.[2] Ce sont ceux du kinésithérapeute, pas une série à inventer.
Une fracture de hanche met en général plusieurs semaines ou plusieurs mois à consolider, parfois davantage. Certaines personnes ne retrouvent pas la force ni la mobilité d’avant, et une canne ou un déambulateur reste utile.[2] Ce n’est pas un retard à rattraper en forçant l’appui.
Traitements à ne pas modifier seul
Un antalgique peut être prescrit pour rendre la mobilisation plus confortable. Une prévention des phlébites et des embolies pulmonaires est également organisée, souvent avec un anticoagulant pendant plusieurs semaines. Le médicament, la durée et l’éventuelle compression dépendent de l’ordonnance et de vos contre-indications. Ne les modifiez pas seul, y compris si vous preniez déjà un anticoagulant avant l’opération.[1]
Le médecin peut prescrire de la vitamine D et du calcium pour favoriser la consolidation, et parfois un traitement de l’ostéoporose.[1] Ce n’est pas une supplémentation à démarrer seul. L’Assurance Maladie demande aussi de ne pas prendre d’autres médicaments en automédication : ils peuvent interagir avec le traitement en cours.[1]
Le retour à la maison se prépare avec l’équipe. Pendant l’hospitalisation, l’Assurance Maladie peut aider à organiser les premiers rendez-vous de ville.[1] Les aménagements utiles sont ceux conseillés pour votre logement et votre opération, pas un équipement identique pour tout le monde.
Signes qui doivent faire appeler
- Fièvre, douleur inhabituelle, brûlures en urinant, toux ou mollet qui gonfle : contactez le médecin, sans attendre le rendez-vous prévu.[1]
- Saignement, vertige qui pourrait faire chuter, tristesse marquée ou confusion : signalez-les aussi.[1]
- Gêne respiratoire brutale, malaise ou aggravation rapide : le 15 ou les urgences, sans modifier le traitement en attendant.
Cette page n’autorise ni n’interdit un mouvement. Elle ne remplace pas le compte-rendu opératoire ni la rééducation prescrite.
Sources
- Fracture du col du fémur ou du trochanter : suivi médical et rééducation — Assurance Maladie — version archivée le 17/05/2026.
- Broken hip — NHS




